Guillaume Lemuhot

2009 © Guillaume Lemuhot - page consultée le 17.02.2019 à 21h47:25

Liste à vocation exhaustive de « Moi-Je »

Je ne suis pas souvent parvenu à communiquer clairement les bases fondamentales de mon travail. Je crois que c'est du au fait que je n'ai pas de sujet préétabli sur lequel pourrait se baser ma pratique artistique. J'ai pourtant essayé de trouver ce sujet, et d'autres ont essayé de m'aider à y parvenir. Je me suis parfois arrêté sur des idées, comme « le temps », « l'espace », et autres dimensions, sans parvenir à m'en contenter. J'ai creusé cette hypothèse d'un sujet global, pour finalement trouver sous cette terre, encore de la terre à creuser...

Je me suis rendu compte que je faisais souvent allusion au travail du photographe. Je ne me demande plus pourquoi je ne suis pas parvenu à commencer sérieusement un travail photographique. J'ai beaucoup d'estime pour la démarche du photographe. J'en apprécie la netteté, mais le support photographique ne me satisfait pas. Je suis souvent parti à l'aventure, un appareil photo sous le coude. J'ai vu des tas de choses que j'aurai voulu photographier. Je ne compte plus les fois où j'ai eu envie de photographier le ciel magnifique, quand lors d'une éclaircie des montagnes de cumulo-nimbus prennent tout leur relief, ou lorsque les océans tranquilles de la pleine Lune me semblent dessiner un visage lunaire, que je ne peux définir s'il est de face ou de profile... Je renonce à la photographie car le cadrage ruinerait la perspective de mes desseins. Je crois que l'évoquer par écrit comme je viens de le faire, est un bien meilleur moyen de partager de telles images. Mon souhait serait de présenter le ciel en tant qu'œuvre d'art, mais je ne souhaite pas porter atteinte à la primauté de Robert Filliou.

J'aime à appréhender les choses avec pragmatisme, c'est pourquoi je me trouve lié à l'outil informatique et la notion de programme. Mes projets ont souvent en commun des caractères incitatif, ou contributifs, qui visent à impliquer le regardeur dans l'œuvre. Mon habitude d'y mêler une ironie sous-jacente me permet de l'impliquer davantage, en le forçant à prendre position pour interpréter l'œuvre. Je considère mon acte artistique comme acte de communication entre l'artiste et le regardeur.

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